
Un agriculteur de 47 ans, atteint d'un cancer, s'exprime : «Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé». Des centaines d'agriculteurs sont victimes des produits phytosanitaires.
mardi 17 avril 2012
Présentation : Thierry Dugeon avec Michèle Cotta, Alain Duhamel, Catherine Nay et Jean Pierre Elkabbach
Ils ont entre 18 et 25 ans, et à l’approche de l'élection présidentielle, France 4 a décidé de leur donner la parole, cette partie du débat concerne le brevetage du vivant.
Emission "4 QUESTIONS À FRANÇOIS ASSELINEAU" sur la chaîne "TERRES D'INFOS", le 02 mars 2012.
Générations Futures dénonce la publication « en catimini » d’une instruction de la direction Générale de la Santé le 9 décembre 2010, publiée au BO en février 2011, qui « rend plus facile la distribution d’eau polluée par des pesticides au-delà de la limite de qualité ! ».
Si en principe, la Directive 98/83/CE est claire, indiquant qu’au-delà de 0,10 μg/L (0.1 microgramme par litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L pour le total des pesticides quantifiés, la limite de qualité réglementaire est dépassée, cela ne veut pas dire qu’au-delà de ces valeurs l’eau contaminée ne pouvait nécessairement plus être distribuée précise Générations Futures.
Avec l’instruction récente de la Direction Général de la Santé, la tolérance à la pollution aux pesticides dans l’eau vient d’augmenter, s’insurge l’association de François Veillerette. « On va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » dénonce le porte-parole de l’ONG spécialisée dans la question des pesticides.
http://www.enviro2b.com/2012/02/29/eau-letat-rouvre-le-robinet-aux-pesticides/
Communiqué de presse :
Contexte :
La Directive 98/83/CE (1) est claire : au-delà de 0,10 μg/L ( 0.1 microgramme par litre) par substance pesticide individuelle ou de 0,50 μg/L pour le total des pesticides quantifiés, la limite de qualité (2) réglementaire est dépassée. Mais, car il y a un mais, cela ne veut pas dire qu’au-delà de ces valeurs l’eau contaminée ne pouvait nécessairement plus être distribuée. Un avis du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France daté du 7 juillet 1998 prévoyait en effet qu’un programme renforcé de suivi de la qualité des eaux devait mis en œuvre au-delà de ces limites. Cet avis prévoyait en outre, en interprétation de la Directive 98/83, que l’eau ne devait « pas être utilisée, ni pour la boisson, ni pour la préparation des aliments » si un pesticide s’y trouvait à une quantité supérieure à 20% d’une valeur appelée « valeurs sanitaires maximales », (V Max, définie par l’OMS), pendant plus d’un mois, ou si la teneur en pesticides dépassait ne serait qu’un jour cette V Max…toujours largement supérieure au 0.1 μg/L de la limité dite ‘de qualité’.
Cette situation pouvait déjà paraître anormale puisqu’elle entérinait une situation dans laquelle on tolérait la distribution d’eau contenant des quantités de pesticides bien supérieures à la limite de qualité, au motif qu’elle ne présenterait pas de risque sanitaire au regard de la V Max.
Cette situation a encore empiré depuis la publication en catimini d’une instruction (3) de la direction Générale de la Santé le 9 décembre 2010, publiée au BO en février 2011. Cette instruction prévoit en effet que dorénavant, pour que des restrictions de distribution d’eau contenant des pesticides soit mises en place c’est 100% de la V Max du pesticide concerné qui devra être atteinte, quelle que soit la durée de l’exposition.
Qu’est ce que cela change ? Un exemple simple permet de comprendre : Pour l’atrazine, pesticide très fréquemment retrouvé dans les eaux en France, la V Max est de 2 μg/L. Avant la note de 2010, dès la valeur de 20% de la V %Max pendant plus d’un mois, soit 0.4 μg/L d’atrazine, pendant plus d’un mois, une interdiction temporaire de consommation était prononcée. Depuis la note de 2010, c’est 100% de la V Max, soit 2 μg/Ld’trazine, qu’il faudra dorénavant dépasser pour voir l’eau interdite à la consommation, même si le dépassement dépasse 30 jours !
« Autrement dit : on va tolérer dans de très nombreuses localités des quantités de pesticides dans l’eau 5 fois plus importantes qu’avant décembre 2010 ! » déclare François Veillerette, porte Parole de Générations Futures, ONG spécialisée dans la question des pesticides, qui s’insurge contre « une instruction du Ministère de la Santé passée inaperçue et visant à rendre plus commode la distribution d’eau pollué par des quantités de pesticides bien plus importantes qu’avant 2010. Ainsi pour un pesticide comme le folpet, pourtant classé cancérigène probable aux Etats Unis, on va maintenant tolérer jusqu’à 300 μg/L pendant plus d’un mois alors qu’auparavant on ne pouvait dépasser les 60 μg/L pendant la même durée ! » proteste t’il. »
Autre conséquence logique de cette nouvelle mesure dénoncée par Générations Futures : la baisse mécanique artificielle du nombre de personnes concernées par une présence excessive de pesticide nécessitant une restriction d’utilisation de l’eau. On est ainsi passé de 34 300 personnes touchées par ces restrictions en 2009 à 8939 en 2010 ! « Cette amélioration en trompe l’œil n’est dûe qu’à une manipulation des valeurs de pesticides acceptées dans l’eau et pas à une véritable amélioration de la situation » proteste François Veillerette qui voit là « la preuve que les autorités publiques ont renoncé à améliorer la situation en changeant les pratiques agricoles en profondeur mais préfère changer les graduations du thermomètre que de faire vraiment baisser la fièvre ! ». « Les candidats à l’élection présidentielle doivent se positionner et promettre de revenir sur ce changement de système qui va conduire à une exposition grandissante du public à des pesticides dangereux » Conclut il.
Le 27 Janvier 2012: L'association Phyto Victimes occupe le stand de l'UIPP au salon de l'agriculture.

Des agriculteurs malades, mais également des femmes d'agriculteurs malades ou décédés des suites d'une utilisation massive et régulière de pesticides, ont fait irruption ce matin au Salon de l'Agriculture, afin de dénoncer le danger de ces produits chimiques, encore très répandus.
Des agriculteurs, rendus malades à cause des pesticides qu’ils utilisaient et dont certains ont été reconnus en maladie professionnelle, ainsi que quelques veuves d’agriculteurs, ont fait irruption ce matin au Salon de l’Agriculture pour dénoncer la désinformation dont ils ont été victimes des années durant, pour informer le monde agricole des dangers encourus et pour demander que les pouvoirs publics reconnaissent enfin l’extrême gravité de la situation et agissent. "Nous sommes venus à visage découvert montrer au monde de l’agriculture que les pesticides ont fait et font encore aujourd’hui des ravages dans la population agricole française", a déclaré Paul François, président de l'association de malades Phyto-Victimes, accompagné notamment aujourd'hui de de la veuve de Yannick Chesnay, agriculteur mort d'une leucémie à 43 ans, et du père de Frédéric Ferrand, viticulteur également décédé d'un cancer généralisé à moins de 45 ans.
http://www.enviro2b.com/2012/02/27/les-pesticides-malmenes-au-salon-de-lagriculture/

Une action symbolique. Aujourd’hui, des agriculteurs, des veuves et d’autres utilisateurs professionnels victimes de l’utilisation des pesticides osent se montrer en plein jour et accuser un système qui les a rendus malades. Il s’agit d’une avancée considérable. Générations Futures rend hommage à leur grand courage et pense aux souffrances qui les touchent, eux et leurs familles. Du courage il en faut en effet pour oser témoigner alors que l’ensemble du système agro-industriel fait régner l’omerta sur ce sujet depuis un demi-siècle !
Générations Futures accuse les responsables de ces tragédies.
http://generations-futures.blogspot.com/2012/02/generations-futures-salue-laction-dun.html
Edouard Bergeon est aussi l'auteur d'un film plus personnel, Les Fils de la terre, où il suit pendant plus d'un an le quotidien d'un producteur de lait du Lot acculé à la dépression par les dettes. "Les Fils de la terre", diffusé mardi 28 février à 22h50 sur France 2 (Infrarouge).
